Les meilleures web-séries libanaises

Pour les amatrices et amateurs de web-séries, ici et aujourd’hui nous partageons notre sélection made in Lebanon!

Le Liban a toujours été un laboratoire pour les web-séries et une vraie terre d’expérimentation. La censure politique, les traditions et les nombreux tabous qui mortifient la société libanaise ont poussé les jeunes à se tourner vers d’autres moyens d’expression. La télé libanaise, comme la télé arabe en général, ne diffusant que des mélodrames « politiquement corrects » turcs, syriens et égyptiens, le débat était loin d’être possible.

L’idée est simple:

  • Un petit format avec des épisodes de moins de 10 min, pratique dans le pays arabe avec le plus lent débit d’internet.
  • Des sujets contemporains, sensibles et tabous. Un scénario et des intrigues auxquels les jeunes libanais s’identifient.
  • De plus petits moyens que les productions arabes (et souvent des financements étrangers) mais beaucoup de créativité et d’inventivité.
  • Une plus grande liberté puisque les web-séries par définition restent affranchies des codes du genre.

Le résultat est remarquable: une qualité qui ne cesse de prendre du galon, de l’audace et beaucoup de diversité. Aujourd’hui, nous en avons pour tous les goûts: politique, satirique, comique, social… et le format intéresse de plus en plus les producteurs et les annonceurs dans le monde arabe.


Shankaboot (2010)

  • Productrice: Katia Saleh – Batoota Film
  • Réalisatrice: Amin Dora
  • Diffusé en 2012 sur Arte (version sous-titrée en français et en allemand)
  • 52 épisodes
  • Financement: Programme audiovisuel pour les jeunes de la BBC britannique (BBC world Service Trust)
  • Récompenses: Festival de Genève (Reflet d’or), Festival de Cannes dans le cadre des International Digital Emmy Awards

Shankaboot n’est pas seulement la première web-série du monde arabe, elle est aussi un agréable plongeon dans la ville de Beyrouth et dans la vie de ses habitants. Shankaboot met en vedette Sleiman, un livreur en scooter, qui parcoure la ville et nous offre le portrait d’une société libanaise très complexe.


Beirut I love you. I love you not (2011)

  • Production: An Orange Dog Productions puis LBC
  • Réalisation: Mounia Akl et Cyril Aris
  • Deux saisons
  • Récompenses: Prix Coup de cœur du Festival international du film oriental de Genève (FIFOG), Meilleur film international au Festival de Swansea Bay

Beirut I love you. I love you not, c’est l’histoire d’amour entre Tarek et Yasmine dans un Beyrouth en ébullition, une société en reconstruction avec une jeunesse écrasée par le poids des traditions et de l’histoire.

Saison 1

Saison 2


Mamnou3 (2012)

Aux allures de sitcom, Mamnou3 est la première web-série satirique du monde arabe. Elle raconte le quotidien dans le bureau de la censure au Liban. L’originalité de la série tient dans le choix de la dérision et la parodie pour aborder des sujets  sensibles.


Fasateen (2012)

  • Productrice: Batoota Films
  • Réalisatrice: Mounia Akl et Cyril Aris
  • Récompenses: Webfest de Marseille
  • Diffusion: Yahoo Maktoub

Sur un ton tantôt léger tantôt très grave, Fasateen c’est l’histoire de trois femmes; une mariée, une divorcée et une célibataire. Trois femmes aux parcours et aux quotidiens différents mais qui évoluent dans une société en mutation, aux multiples tabous et dans laquelle les femmes cherchent encore leur place.

Episode 1


Les aventures de Sitt Najah (2016)

  • Production: Ali Majed
  • Réalisation: Ali Majed
  • Diffusion: Sur Youtube, un nouvel épisode chaque samedi.

Sitt Najeh, une libanaise d’âge moyen se moque des différences entre la vie au Liban et la vie au Canada.


Zyara (2016)

  • Productrice: Denise Jabbour
  • Réalisatrice: Muriel Aboulrouss
  • Récompenses: Meilleur documentaire de la Toile dans plusieurs festivals (Angleterre, Dublin et Bilbao)
  • Diffusion: Facebook sur Home of Ciné-Jam

« Zyara » signifie « visite ». Comme son nom l’indique, la websérie libanaise rend visite à plusieurs hommes et  femmes qui nous racontent leurs vies, leurs expériences, leurs mondes, leurs rêves et leurs réalités.

Zyara est un gros coup de coeur. L’authenticité des personnages est émouvante. Et la sensibilité et l’humanité qui se dégage du projet, au style audacieux, nous ont profondément touché.

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